Lieu : Saint-Cloud (92)

Calendrier : En cours

Maîtrise d’ouvrage : Ville de Saint-Cloud

Budget : 1,6 M€ HT

Surface : 1 567 m² 

Equipe maîtrise d’oeuvre : Studio 1984

TISCO Ingénierie (structure)

C2P Ingénierie (économie)

EMENDA (fluides)

WAGON Landscaping (paysage)

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Le projet s’appuie sur les qualités spatiales et volumétriques de l’équipement conçu par les architectes Durand et Mabileau. La forme circulaire de l’extension complète la composition générale et installe un dialogue dynamique avec l’écriture architecturale forte des salles de spectacle. Élaborée à partir des contraintes fonctionnelles du programme, la proposition répond aux différents objectifs de l’opération en termes d’insertion urbaine, d’attractivité, de convivialité et de qualité des conditions de travail.

 

Affirmer la présence urbaine de l’équipement : la culture au coeur de la vie de la cité :

À la recherche de l’équilibre entre une certaine monumentalité qui affirme son statut exceptionnel et la modestie d’une architecture accueillante, l’équipement s’adresse à la ville avec bienveillance et générosité. L’extension est pensée comme un signal urbain sur la rue du mont Valérien. Véritable «phare» dans la ville, sa forme singulière identifie immédiatement le caractère public et culturel de l’édifice. Vitrine d’une programmation ambitieuse mais accessible, le hall s’ouvre largement sur l’espace public, invite à découvrir la diversité des événements qui prennent place un niveau plus bas. La grande transparence de la façade organise la lisibilité des accès, la fluidité des parcours et convie tous les publics à s’approprier le lieu. Le bar, positionné au plus proche de la rue à la manière d’un kiosque, en interface entre la salle de restaurant, le hall et la terrasse extérieure participe de l’attractivité de l’ensemble. Le projet apporte la troisième pièce manquante dans une composition volumétrique enrichie.

 

La lumière naturelle support de convivialité : de la salle obscure au contre-jour :  

L’intervention offre l’opportunité de réorganiser l’équipement autour de la qualité des ambiances lumineuses, tant dans le foyer existant que dans les espaces d’accueil et de travail. Contournant les problématiques d’étanchéité en toiture, la lumière pénètre largement jusqu’au fond du foyer par le sol vitré du restaurant. C’est aussi la lumière naturelle qui au travers de la toiture, puis de la trémie de l’escalier monumental du hall, jalonne le parcours et guide le spectateur. Les espaces de travail, baignés de soleil, offrent des vues lointaines sur la ville. Leurs circulations éclairées zénithalement sont traitées comme de véritables lieux de vie et de rencontre. En fait, le projet se présente comme un diaphragme, la lumière du soleil imprimant son rythme à la vie du lieu.

 

Fluidité de l’espace circulé, qualité des espaces de rencontre :

La spatialité particulière du hall induite par la forme circulaire répond à deux fonctions au premier abord contradictoires. Il doit permettre la gestion optimisée des flux et organiser la fluidité des parcours, que ce soit la possibilité d’organiser deux files d’attentes en même temps ou de permettre l’accès de nombreux spectateurs aux salles. Mais au-delà d’un espace purement circulatoire, il doit offrir des qualités d’ambiance forte, support de convivialité. Le caractère utilitaire doit savoir se faire oublier quand est venu le temps d’échanger après une pièce de théâtre, un spectacle ou un film. C’est l’essence et la raison d’être d’un lieu de culture comme les Trois Pierrots. La configuration proposée  invite à s’arrêter, à prendre son temps pour débattre de l’expérience culturelle vécue. Ainsi, émergeant de l’escalier monumental central, on redécouvre la générosité du hall, qui par sa forme même invite au rassemblement, à la rencontre, au partage. Un grand mur courbe organise la continuité spatiale et enjoint naturellement à poursuive la discussion devant un verre, au bar ou sur la terrasse. Cette capacité à s’adapter à une pluralité d’intensité, à accueillir la sérendipité est au coeur de la conception du projet.

 

Des espaces de travail fonctionnels, qualitatifs et fédérateurs :

La qualité de vie au travail au quotidien est au coeur du projet. Le premier étage, intégralement dédié au personnel s’ouvre généreusement sur la ville, laissant deviner son effervescence. L’architecture tisse ainsi un dialogue entre le monde de la culture et la vie publique. On accueille les artistes d’un signe de la main, par les larges fenêtres on interagit avec l’espace urbain. L’équilibre entre intimité et interaction est organisé grâce à une séquence d’accès qui mène du hall à l’espace des bureaux par un escalier légèrement en retrait de l’animation du public. Là encore, la forme générale de l’édifice induit une circulation optimisée, mais surtout fédératrice, les portes des bureaux étant toutes immédiatement voisines sans effet de couloir. On s’y croise, on y discute on y rencontre les artistes de passage dans une ambiance chaleureuse. La salle de réunion pièce maîtresse de l’administration est un véritable lieu de vie commun. La même attention y est portée  aux aménagements intérieurs où l’on retrouve de chaleureux ensembles menuisés.

 

Un espace de restauration chaleureux, vitrine de l’équipement culturel :

Le bar/restaurant du théâtre se déploie en retrait, le long de la rue du mont Valérien ménageant une large terrasse qui rythme l’espace urbain. Derrière ses larges vitrines, on découvre un bar dont le comptoir fortement visible constitue un appel depuis de rue. L’été, en position ouverte, il donne l’impression d’être directement adressée à la terrasse. À travers son plancher partiellement vitré au perçoit le mouvement et l’agitation dans le foyer. Plus au calme, l’espace de restauration s’ouvre sur une deuxième terrasse orientée vers le paysage apaisé du jardin. S’il peut fonctionner en dehors des heures d’ouverture du théâtre grâce à la fermeture de l’espace du hall par un volet roulant, il est en continuité directe de l’équipement culturel fonctionnant avec lui en complémentarité.

 

La qualité de l’accueil des artistes, facteur d’attractivité :

L’espace libéré par l’administration permet l’aménagement d’espaces d’accueils confortables et valorisants. Les loges, amples et fonctionnelles, prennent place dans les parties les plus introverties du bâtiment. L’espace de restauration catering bénéficie de nombreuses ouvertures orientées a l’ouest. En fin d’après-midi, on s’y réunit pour se restaurer dans la lumière du soir.

 

Une matérialité située, qui confère à l’édifice une image noble et pérenne :

L’extension du théâtre des Trois Pierrots est constituée d’une ossature générale en pierre de taille porteuse, surmontée de bandeau en béton blanc teinté dans la masse et bouchardé. L’usage de la pierre calcaire de Paris (Saint Maximin) trouve naturellement sa place dans le contexte clodoaldien. C’est l’expression d’une continuité historique dans le territoire Francilien, mais aussi l’occasion de valoriser une filière en redéveloppement, grâce notamment à la faiblesse de son bilan carbone comparativement au béton. La pérennité d’une façade en pierre n’étant plus à démontrer, ce procédé constructif garantit au maître d’ouvrage un entretien simplifié. La texture de la pierre et du béton bouchardé installent en outre un dialogue avec les façades en béton désactivé des bâtiments existants, dont les agrégats blancs se réveilleront avec le ravalement prévu dans le cadre du projet. Le contraste avec les agencements en bois naturel intérieur contribue à cet équilibre entre une forme de solennité d’un lieu de culture exigeant conféré par la pierre et le caractère convivial d’un équipement de proximité.